Saint Eugene Martyr at Paris...

Yet more nonsense from Drafts. 


Natális sancti Eugénii, Epíscopi Toletáni et Mártyris; qui fuit beáti Dionýsii Areopagítæ discípulus, et in território Parisiénsi, consummáto martýrii cursu, beátæ passiónis corónam percépit a Dómino. Ipsíus autem corpus Tolétum, in Hispánia, póstea fuit translátum. 1/

That is the #MartyrologiumRomanum as it was in 1960. The 2004 edition does not mention Saint Eugene at Paris but does Saint Eugene at Toledo on November 13 ('he devoted himself to the cultivation of the Sacred Liturgy'). 2/

The French Bishops' website Nominis.cef.fr names today's Saint Eugène, Martyr, of the 3rd c. as the object of local cult, citing the website of Saint-Eugène-Sainte-Cécile parish which, however, assures us that Eugene came to the region of Paris in the 6th c. Hmm. 3/

Incontrovertible is that Saint Eugene was martyred at Deuil-la-Barre, at Lac Marchais, in the northern reaches of Paris. In time he became so far confused with one of the Toledan bishops Eugene (E. II?) that it became opportune to send a large part of his relics to Toledo. 4/4


Quelques mots sur Saint Eugène

Il a certainement existé un saint homme nommé Eugène qui a vécu au VIe siècle au Nord de Paris, à côté de Deuil-la-Barre où il est mort martyr . Le nom d’Eugène est étranger à la Gaule : Eugène est de culture grecque . Il est de ces chrétiens d’Orient venus au VIe siècle en Gaule lorsque l’empire byzantin repousse énergiquement les païens et les ariens .

Ces chrétiens d’Orient ont été rapidement assimilés, sans doute parce que leur foi chrétienne en la divinité du Christ coïncidait avec la foi de la monarchie franque depuis le baptême de Clovis et son rejet de l’arianisme .

Eugène fut envoyé pour évangéliser le Nord de Paris peut-être contre l’arianisme qui niait la divinité du Christ, mais plus certainement contre le paganisme . Car il y avait un culte païen bien installé depuis des siècles à l’endroit aujourd’hui appelé Deuil, c’est-à- dire en latin Divo-ialum qui signifie « clairière sacrée » ou « Lieu saint » . Tout près de ce lieu, il y avait un étang, un marais, appelé aujourd’hui Lac Marchais, où l’on vénérait un dieu qui semblait faire des guérisons grâce aux eaux du lac, à la fois rougeâtres, pures et profondes . Eugène est mort martyr en ce lieu, et la coloration rouge des eaux du lac est rapidement devenue le symbole de son sang . Nous ignorons la cause précise de son martyre1 . La légende de « Saint Eugène premier évêque de Tolède », connue sous le nom de « Passion de Saint-Eugène » a été créée en parallèle de la légende de Saint-Denis écrite par Hilduin abbé de Saint-Denis au IXe siècle2 : de même que Saint-Denis, premier évêque de Paris, martyrisé au IIIe siècle, a été, 6 siècles plus tard, identifié à son prestigieux ancêtre homonyme Denys l’Aréopagite, athénien du premier siècle converti par Saint Paul (Ac 17), de même Saint-Eugène de Deuil, martyrisé au VIe siècle, a été identifié à un prestigieux ancêtre homonyme du premier siècle, Eugène de Tolède, disciple présumé de Denys l’Aréopagite, et fondateur de l’Église en Espagne.

1 . D’après Michel ROBLIN, Saint Eugène et l’étang sacré de Deuil (Seine-et-Oise), extrait de Paris et Ile-de-France – Mémoires, tome 2, 1950, Les Périodiques des sociétés savantes, Édition électronique, Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et Île-de-France.

2 . Cf . Compte-rendu de la séance de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres du 26 novembre 1965, 109e Année, n°2 . Formation de la légende de Saint-Eugène de Deuil, par le R .P . de Gaiffier d’Hestroy, correspondant de l’Académie.


Du Propre de Paris, au 15 novembre, IVe leçon du IInd nocturne de l’office de la nuit,
en la fête de saint Eugène

« Saint Eugène est mis au nombre des disciples ou des compagnons de saint Denys Ier, évêque de Paris, dans plusieurs actes des martyrs. Ce saint évêque l’envoya dans plusieurs lieux pour visiter les Eglises confiées à ses soins. Revenu de ses visites après le martyr de saint Denys, lorsque la persécution était encore des plus vives, il fut pris dans un village qu’on appelle Deuil, qui est à trois lieues de Paris ; et là, après avoir donné des marques éclatantes de sa foi, il fut condamné à avoir la tête tranchée, par la sentence du gouverneur Sisinnius Fescenninus. Son corps fut jeté par les gentils dans un certain lac, dit le lac Marchais. Hercold, homme d’une grande considération, qui avait déjà fait bâtir une église sur le tombeau de saint Denys, le chercha dans ce lac, et l’ayant trouvé, l’ensevelit honorablement, à l’endroit même où il avait souffert le martyre, et il y fit élever un magnifique oratoire. Son corps ayant été transporté, avant le Xe siècle, dans le monastère de saint Denys en France, plusieurs portions de ses reliques furent envoyées dans différentes églises de France et d’Espagne, où elles sont en grande vénération. »

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